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Fromagerie du Petit Breuil, une aventure familiale

« La tomme reste aujourd’hui le produit qui se vend le mieux », confie Florian Thouvenin. Photo DR.
« La tomme reste aujourd’hui le produit qui se vend le mieux », confie Florian Thouvenin. Photo DR.

La Fromagerie du Petit Breuil a vu le jour en 2019, avec l’installation de Clément Thouvenin aux côtés de son père, Francis, et de son frère, Florian. La famille produit une large gamme de produits laitiers, et un peu de viande.

Après un BTS en industrie laitière, Florian Thouvenin revient, en 2008, sur l’exploitation familiale en tant que salarié, aux côtés de son père, Francis.  Il n’est alors pas encore question de transformer et de vendre en direct la production laitière de la ferme, « mais l’idée me trottait toujours dans un coin de la tête », confie Florian. Il s’installe finalement en 2012 en reprenant une exploitation avec un petit troupeau allaitant. Même si elle est tournée principalement vers la production laitière, la famille a conservé, encore aujourd’hui, quelques mères allaitantes.

Clément a rejoint son père et son frère en 2017, en reprenant une autre exploitation. « La conjoncture était favorable, nous avons lancé, en 2018, les travaux de construction de la fromagerie », explique Florian. Après une année de travaux, la fromagerie a fabriqué ses premiers fromages en octobre 2019. Désormais, Florian supervise la fromagerie et Clément a plus particulièrement en charge l’exploitation, avec l’aide d’un salarié. Leur papa a pris depuis peu sa retraite, mais est toujours actif sur l’exploitation. L’équipe de la fromagerie est composée de trois salariées : Sandra, la femme de Clément, Laura, la femme de Florian, et Jennifer, une habitante du village. La fromagerie du Petit Breuil est une véritable aventure familiale pour les Thouvenin.

Une large gamme de produits laitiers

L’exploitation s’étend aujourd’hui sur 340 ha dont 150 ha d’herbe, « et un peu de luzerne », et le reste en céréales et maïs. Le troupeau se compose de 80 à 90 vaches Prim’Holstein. « Nous passons 50 % de notre production dans la fromagerie, soit environ 400.000 l de lait par an », indique Florian.

La famille fabrique des produits laitiers du lundi au jeudi. Premier fromage développé à la ferme, la tomme « est celui qu’on vend le plus aujourd’hui ». Une partie de la production part chez un affineur alsacien. Au début, la famille fabriquait également un fromage type camembert, du fromage blanc et de la faisselle. « Avec l’arrivée du covid, nous avons eu de nombreuses demandes. Aujourd’hui nous proposons également de la crème, des crèmes desserts, des fromages frais, un fromage type munster et, en hiver, de la raclette et des fromages à fondre. On fait de tout », résume Florian.

Les exploitants valorisent, par ailleurs, quelques vaches de réformes en steaks hachés. Elles sont abattues et transformées à Sarrebourg. « Nous engraissons aussi quelques porcs avec les résidus de la fromagerie. Ils sont, pour l’instant, dans un coin de bâtiment. Dans les projets à venir, nous aimerions construire un bâtiment pour les porcs, pour avoir plus de place et pouvoir proposer de la viande régulièrement », indique Florian. Les cochons sont abattus à Rambervillers.

Retrouvez le reportage complet dans notre édition du 8 septembre.