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Brevet professionnel "Aménagements paysagers" : Travailler au vert et au grand air

Betty Laxenaire a décroché un contrat dès la fin de sa formation © École de ROVILLE
Betty Laxenaire a décroché un contrat dès la fin de sa formation © École de ROVILLE

Le Brevet professionnel aménagements paysagers proposé par l’École de ROVILLE est une formation de niveau 4, permettant d’acquérir les compétences nécessaires pour exercer le métier de paysagiste. Le coût de formation peut être pris en charge par la Région Grand Est. Les inscriptions pour la prochaine session sont ouvertes jusqu’au 15 mai.

Les métiers du végétal séduisent chaque année de plus en plus d’apprenants. Ce sont des métiers manuels qui allient quête de sens et travail en extérieur. Et la filière recrute ! Pour en témoigner Céline Lafon, responsable de formation et Betty Laxenaire, jeune diplômée, présentent le BP.

Une formation riche

Le BP Aménagements Paysagers est ouvert à tout profil en reconversion. Les élèves de ROVILLE peuvent en témoigner par leur diversité : âgés de 20 à 59 ans ils étaient auparavant commercial en agronomie, militaire, juriste, ambulancier, traducteur ou encore maçon. «Ce sont souvent des personnes qui recherchent le contact avec la terre et le vivant. Elles  ne veulent plus passer leurs journées enfermées dans un bureau» explique Céline Lafon. Les métiers de l’aménagement paysager séduisent aussi par la variété des missions et leur dimension créative. «C’est un métier très polyvalent. Cela va de la conduite d’engins à la création, en passant par la connaissance du vivant (sol et plante). C’est vraiment un métier dans lequel on ne s’ennuie pas !» ajoute la formatrice.

Parmi les matières enseignées, au cours de la formation on retrouve : agronomie, écologie, biologie… Mais, rien de général à la différence d’un Bac Pro. «Nous n’enseignons que des matières professionnelles» souligne la responsable de formation. La reconnaissance botanique occupe une place centrale dans le programme : «Nous allons plus loin que la connaissance du nom des plantes. Nous enseignons leurs particularités et leurs fonctions afin de savoir les utiliser au mieux» précise Céline Lafon. En sortant de formation, les apprenants savent également utiliser et entretenir le matériel dédié à la maçonnerie paysagère et conduire des engins tels que des minipelle, brouette à moteur et chariot élévateur.

La session 2026 débutera le 21 mai de cette année et se terminera le 13 avril 2027. Pendant ce temps, les élèves sont amenés à faire 12 semaines de stage en entreprise ou en collectivité.

Une insertion facilitée

La filière paysagère recrute. «Il y a plus d’offres d’emploi que de profils» confie la responsable de formation. L’insertion des jeunes diplômés dans la vie active est d’autant plus facilitée que «les dates de formation sont fixées en fonction des besoins de la filière. Les apprenants arrivent sur le marché du travail à la période où les entreprises commencent à recruter» souligne Céline Lafon. Qu’ils choisissent de s’installer ou d’exercer en tant que salariés, les apprenants du BP Aménagements paysagers trouvent facilement un emploi. Cette entrée dans la vie professionnelle est d’autant plus fluide que beaucoup sont embauchés sur leur lieu de stage. 

C’est d’ailleurs le cas de Betty Laxenaire, 21 ans, ancienne stagiaire, actuellement en CDD chez Masson paysage, entreprise dirigée par Étienne Humbert. Après un premier diplôme dans les ressources humaines, Betty a choisi de se réorienter en BP Aménagements Paysagers. «Je voulais faire un métier d’extérieur, un métier manuel» explique-t-elle. «Je voulais reprendre mes études pour avoir un diplôme à la fin» précise-t-elle. Une fois inscrite au BP, Betty est partie à la recherche d’un stage proche de son domicile. «Je suis allée me présenter, un soir, quand les équipes rentraient de chantier» explique Betty. «Ce qui m’a plu dans le profil de Betty, c’est sa détermination et sa motivation» confie Etienne Humbert. Après une première période d’immersion de deux semaines, son employeur l’a accueillie pour toutes ses périodes de stage de BP. Maintenant que sa formation est terminée, Betty a décroché un CDD au sein de l’entreprise Masson paysage. Selon elle, le plus gros point positif de la formation repose sur la reconnaissance végétale «la formation nous apporte des bases solides en connaissance végétale. Nous avons fait beaucoup de pratique et de terrain. Cela correspond à ce dont j’avais besoin.»